vendredi, juillet 03, 2009

Un peu de moi...

Eh que des fois je me trouve mal faite… J’ai beau faire au-delà de ce qu’on me demande,
On dirait que ce n’est jamais assez. Je suis consciente que j’en fais plus, c’est volontaire de ma part, ça me donne l’impression qu’on va m’apprécier plus… Foutaise! Je réussi à me faire engueuler pareil, et ce même si ce n’est VRAIMENT PAS de ma faute…

Ou je me fou dans une situation de donneur… et on fini par abuser! Bout de cliss, pas moyens que l’ascenseur revienne pour moi aussi des fois? Je n’ai pas envie d’en donner moins, ça fait partie intégral de moi de donner, mais je pourrais-tu avoir une part du gâteau moi aussi? Je ne m’attends pas à recevoir à part égale, ce n’est même pas le but de ce sautage de coche littéraire#… Mais au moins que les gens pour qui je fais des trucs apprécies et à tout le moins fasses ce qu’ils ont à faire? Prenne leurs responsabilités et se bouge le cul des fois? Je ne demande pourtant pas l’impossible et ce n’est certainement pas la mer à boire. Oui je peux paraître exigeante parfois, envers moi et envers les autres. Mais j’ai pour mon dire que tout ce qui traîne fini par ramasser de la poussière ou nous bondir dans la face un moment donné!

Alors demain soir, soir de première pour moi… Je m’en vais m’acheter des fleurs, pis je les mérites pour mes efforts soutenus : « À moi de moi… Laisse l’artiste s’amuser tout plein pis « côlisses-toi » du reste… l’instant de TA soirée! »

dimanche, juin 28, 2009

...

Il me semble qu’avant la venue du Net, on recevait un coup de fil. En fait, y’avait une chaîne de téléphone qui s’amorçait automatiquement dès la minute où il y avait l’annonce du mauvaise nouvelle, du genre décès… Est-ce devenu pratique normale d’apprendre la mort de quelqu’un par courriel maintenant?

Attention ici, je ne porte pas de jugement sur la façon de transmettre le message. Y’a mille et une raison possible au fait d’envoyer un message écrit de la sorte. Sans doute était-ce plus facile de rejoindre le plus de gens possible par le biais de son carnet d’adresse…

J’ai reçu ce courriel en début de semaine, m’annonçant le décès d’une amie. En tout premier lieu quand j’ai vu son adresse courriel dans ma boîte de réception, j’étais toute contente de recevoir un courriel de sa part. Ça devait faire environs 3 ans qu’on ne s’était pas écris et environs 2 ans qu’on ne s’était pas vu. J’avais eu écho avant les fêtes qu’elle était atteinte d’un cancer des poumons mais que ces traitements se passaient bien. Comme elle tenait à ce personne ne l’apprenne, je suis resté muette comme une carpe et n’ai pas tenté d’entrer en communication avec elle et ce malgré le fait que ça m’a beaucoup attristé.

C’est vraiment bizarre le genre de pensées que je peux avoir quand j’apprend ce genre de nouvelle… Sans aucun doute, le choc en fait pour beaucoup mais ça me ramène à penser à cette personne. Je ne réalise pas sur le coup qu’il me sera impossible de la revoir. Je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’elle n’est plus là. Même si ça faisait déjà un bon bout de temps qu’on était plus en communication. Ça n’empêche pas qu’à une époque je la fréquentais plusieurs fois par semaine au théâtre ou en séance de thérapie…

Je sais que c’est impossible d’entretenir des liens très forts avec tout le monde. Qu’il est humainement impossible d’être proche de tous ses contacts. On a instinctivement, un moment donné, des choix à prendre quant à nos fréquentations. Des choix de « catégories », de priorités quant à l’entretien de nos relations… Il me semble que c’est quand on apprend ce genre de nouvelles que ça nous remet en perspective quant à nos rapports avec les autres. Des questionnements du genre « pourquoi je n’ai pas entré en communication avec elle avant? Pourquoi je n’ai pas pris la peine de lui téléphoner? De lui écrire un petit mot au pire? Juste pour lui faire savoir que je suis avec elle en pensés…

Là le mal est fait. Je ne peux rien y changer. J’ai de la peine et je m’en veux de ne pas avoir communiqué avec elle avant… Il est trop tard. J’irai cet après-midi au salon lui rendre un dernier hommage. Je transmettrai mes plus sincères sympathies à sa famille, son mari, ses amis proches. Je m’accrocherai au visage un sourire « politically correct » afin de cacher la douleur réelle que je m’afflige en ce moment, celui du genre « j’aurais donc dû… » ou bien je laisserai monter ce que j’ai en moi qui me fais vivre ça, la douleur, la peine, l’émotion en fin de compte… Ce message qu’elle a tellement tentée de m’apprendre lorsque je la voyais sur une base régulière… « Ouvrir les valves! » pour employer ses termes à elle…

Bien des gens m’ont marqués par leurs passages dans ma vie et elle en était une d’entre eux… Reposes en paix ma chère Florence, merci pour tout ce que tu m’as transmis…

jeudi, mai 28, 2009

Le parc

Je n'allais plus à cet endroit où nous allions marcher. Ce parc où nous avons refait le monde, de par nos discussions sans fin, sans limite, sans censure... Tu te rappelles la première fois? C’était le printemps! La neige n’avait pas encore fondue, le vent venait de loin, il faisait si froid.

Le printemps… cette saison qui nous donne envie de croire que tout est possible.
Les bourgeons sortent, les amours naissent. Après cette grande dame, l’hiver, on se dit qu’un peu de chaleur ne peut nous faire de tort. On a hâte à cette prochaine journée ensoleillée… Ce genre de journée comme celle où nous nous retrouvions toi et moi, tu te rappelles?

Ton visage était tout sourire quand tu me voyais. La force de tes étreintes me transmettait l’intensité de ton désir pour moi. Je me sentais vivante dans tes bras. Je croyais vraiment que cette saison durerait éternellement. L’été est arrivé, nous nous sommes revus à quelques reprises, bras dessus, bras dessous, nous avons encore traversé ce sentier. J’avais l’impression que ce chemin nous appartenait, que les fleurs resplendiraient sans fin, mais…

L’automne est arrivé avec ses grandes bourrasques de vent. Les fleurs ont fanées, les feuilles sont tombées. J’ai parcouru seul ce chemin, à quelque reprise, le même qu’on avait l’habitude de faire à deux. Le bruissement des feuilles mortes sous mes pieds, ta présence m’a vraiment manqué. Je t’ai imaginé à mes côtés, marchant à ma droite. Il me semble que je te sentais encore près de moi, comme si tu emboitais le pas au même rythme que le mien…

L’hiver est arrivé avec sa neige et ses gros froids. J’ai mis mon anorak pour aller marcher ce chemin que j’appelais jadis le nôtre… Je n’ai plus senti ta présence et je n’ai pas vu de trace dans la neige à côté des pas que je faisais… Tu n’es pas revenu marcher avec moi, sans doute m’as-tu oubliés…

Il y a quelque temps, je me suis assise sur le banc où on avait l’habitude de s’asseoir dans le parc. J’y ai passé quelques heures à réfléchir, ça m’a fait du bien. Ton image a refait surface dans mes pensées. J’ai sourie, je me suis dis qu’au moins j’avais eu la chance de connaître ce sentiment à nouveau. Puis, un bel inconnu est venu s’asseoir sur le même banc. Nous avons entamés la conversation et sommes allés marcher dans ce même sentier que toi et moi avions jadis parcouru… J’ai rendez-vous avec lui demain, j’ai bien hâte de voir s’il sera là et si nous irons marcher encore une fois…

vendredi, mai 22, 2009

...

J’ai vu des livres s’entamer, des pages se tourner.
J’ai vu des blogues s’ouvrir et d’autre se fermer.
J’ai connu la fameuse page blanche et aussi l’inspiration brute.
J’ai vu des amours naître, d’autres s’éteindre.

Je me suis longtemps perdu entre ses mots. Sans doute pour oublier mes maux. Pour les fuir peut être… Ou non! Mieux encore pour les analyser, les comprendre. Je me suis accroché pendant un temps à ce monde virtuel. Je voulais tellement y croire que j’en avais réellement créé un besoin! Pourtant… Je me rends bien compte aujourd’hui que l’ai beaucoup idéalisé… J’y ai mis beaucoup d’espoir, parfois pour rien! Rien! Rien!

Oui! Plusieurs amitiés ont prit naissances ici certes, de belles et vraies amitiés. Des gens merveilleux qui m’ont été donné de rencontrer dans le réel et j’en suis bien heureuse de les avoir « enfin » connus en « vrai ».

Je croyais un temps que mon blogue avait sa propre âme… Une autre belle illusion! J’y mettais du temps, j’écrivais presque à chaque jour… Me cassais les méninges pour inventer de belles histoires ou garder cette page comme un journal quotidien. J’étais même convaincu que certains me visitaient que pour savoir comment je vais!

Je ne suis pas en train de tirer la plogue sur cette page, oh non! Je suis seulement en train de remettre tout ceci en perspective! Blogue = virtuel. La Vie c’est tout une autre chose… Et vous savez quoi? Maintenant je peux vous affirmez que je préfère, et de loin, la vivre plutôt que l’écrire…

samedi, mai 16, 2009

L'Interdit!

C’est avec un sourire resplendissant qu’elle est arrivée à mon bureau hier après midi en me disant « j’arrive de Sainte-Anne-de-Bellevue, l’hôpital des Vétérans, c’est près de chez toi? » « Oh oui, j’habite sur la rue parallèle au boulevard des Vétérans » et je prends un bout de papier pour lui dessiner la distance entre les deux.

Elle commence à me raconter qu’elle est allée visiter un ami, son premier amour d’adolescente en fait, mais qu’à l’époque, sa grand-mère a tout fait pour que cet amour ne soit jamais possible. Ce n’était pas un garçon assez bien pour sa petite-fille, selon elle.

Les années ont passées, il est allé à la guerre, comme la plupart des hommes de cette époque. Ce n’est qu’il y a quelques années qu’elle l’a retrouvée, à l’hôpital des Vétérans en allant rendre visite à son cousin.

Elle était remplie d’émotion quand elle me parlait de lui, ses yeux baignaient dans l’eau et sa lèvre inférieure sursautait. J’ai ressenti tout de suite son chagrin, sa grande tristesse… Elle s’est arrêtée là en me lançant un « Haaaaaa, c’est la vie! »

De ce que je sais de cette femme, elle ne s’est jamais mariée, n’a pas eu d’enfant. Elle a eue quelques hommes dans sa vie, mais je crois bien qu’elle n’a jamais réussie à oublier celui là. La question que je me pose ce matin c’est : Et si la grand-mère s’était mêlée de ses affaires? Si leur amour avait grandi? Ce seraient-ils mariés? Auraient-ils eux des enfants? Seraient-ils encore ensemble? Heureux?

Y’a aussi l’autre côté de moi, le rationnel (pour le peu que je possède!) qui me dit : Si c’est arrivé comme ça c’est que c’était mieux ainsi… Elle a peut être connue cet homme à cette époque, sur une courte période de temps et depuis l’a idéalisé. Elle s’en ait peut-être fait une image d’homme « idéal », dans ses rêveries, elle croyait peut-être au prince charmant… Alors qu’en réalité si elle l’avait fréquentée plus longtemps elle se serait peut-être rendue compte par elle-même que sa grand-mère avait raison, va savoir?!?

On rencontre des gens parfois qui marquent notre vie à jamais, on ne sait pas toujours pourquoi les choses tournent de cette façon. On s’en fait de belles images, de belles rêveries, de beaux fantasmes mais en réalité est-ce qu’il en serait vraiment ainsi? Le « pas possible » « l’inaccessible » sera toujours plus tentant que ce qu’on connaît, pour de vrai… « Haaaaaaa, c’est la vie! »

mardi, mai 05, 2009

Rituel


"Rituel", pièce de théâtre d'été de Marie-Claude Garneau, dans une mise en scène de Daniel Desparois mettant en vedette: Marie-Hélène Brousseau, Amélie Robitaille, Janie Pelletier et Brigitte Laniel.
4 amies se retrouvent pour un week-end dans un chalet... Ça promet!!!
J'ai des billets en ma possession, vous n'avez qu'à me faire signe ou communiquez directement avec la billeterie (cartes de crédits acceptés). Au plaisir de vous y voir!