jeudi, novembre 20, 2008

Ce n'est pas une question de bouffe...

Je me suis déjà gavé de poutines et de hamburgers à un point tels que j’en étais rendu à me lever le cœur tout seul quand j’en ingurgitais. Pourquoi je les prenais? Parce que c’était facile d’y avoir accès, c’était surtout rapide et je n’avais pas à laver trop de vaisselle après…

Un moment donné, une fille se tanne de gober du « fast-food » et préfère manger des repas cuisinés maisons, qui réchauffent le cœur quand c’est partagé avec quelqu’un qui semble apprécier ce qu’on lui sert… Jusqu’à temps qu’un jour on se lasse de cuisiner pour quelqu’un qui ne dit plus rien, ne semble plus trouver ça bon…

Y’a pas si longtemps, m’enfin, je tente de me dire que ça ne fait pas si longtemps, on m’a fait connaître ce que pouvait goûter un repas préparé avec une attention particulière, cette petite touche qui fait toute la différence, un repas qui prend du temps à préparer, de par les ingrédients qu’on y met dedans mais aussi par la finition de l’assiette. Vous savez le genre de plat qu’on vous sert dans un restaurant 5 étoiles, l’apparence de l’assiette est tellement belle, ça ne donne quasiment pas le goût de tout défaire? Et que dire de cette première bouchée, on a presque le souffle coupé quand on y goûte. On savoure ce plat avec tous nos sens, la vue, l’ouie, le goûter, l’odorat, le toucher, tout y est, j’irais même jusqu’à dire qu’on ressent l’âme du chef qui l’a préparé tellement que c’est bon.

Après ce magnifique repas, de retourner à notre pâté chinois c’est un peu ordinaire comme plat, vous ne trouvez pas? On a beau essayer d’y mettre des oignons, d’autres sorte de légumes pour remplacer le maïs, en bout de ligne ça reste réconfortant, sécurisant… Mais…

Depuis ce jour, j’ai balancé ma recette de pâté chinois, car même le ketchup ne voulait plus de lui… J’ai bien essayé de reproduire ce plat de haute gastronomie qu’on m’avait servi, oh Dieu sait comment j’ai mis d’heures en essayant divers ingrédients, je n’ai jamais réussi à le faire, pourtant ça me semblais tout simple…

Depuis quelques mois, je ne mange plus de pâté chinois. J’étais retombé à manger des poutines et des hamburgers, c’était facile et tellement rapide, ça ne faisait pas de vaisselle… Il m’arrive encore de rêver à ce met si délicieux que j’ai eu la chance de goûter il n’y pas encore si longtemps, j’y repense et j’ai encore ce goût qui me fait saliver…

La semaine dernière j’ai fais un indigestion de poutine… Eh oui, je suis tombé sur un mauvais lot de patate ou de fromage en grain passé date… Je crois que j’ai eu ma leçon… Je suis en sevrage depuis ce temps là… Oui, plus de poutines pour moi, c’est fini! J’ose espérer que je retrouverai le moyen de pouvoir re-goûter à ce plat si merveilleux ou à tout le moins peut-être un autre qui saura me procurer le même effet… J’y crois… Mais d’ici là, je suis en sevrage, j’ai faim et je ne sais de quoi me nourrir…

8 câlins:

Godzy a dit…

J'adore tes textes comme celui-ci où on peut s'arrêter à l'essence premier du message ou y voir le double sens.

Mais d'une manière comme d'une autre, le beau plat 5 étoiles ne durent jamais longtemps et même lui s'il s'avère durer,lorsqu'il devient routinier il perd de son attrait et c'est souvent là qu'on retourne au bon vieux pâté chinois :-) ;-)

Gros câlins ma belle
Je te souhaite de trouver un beau milieu entre le 5 étoiles et le pâté chinois
xxxx

Brijit a dit…

Merci ma belle Godzy, ton message est remplie de compassion et me réchauffe le coeur ce matin, premièrement de savoir que tu passes me lire encore (eh oui, je doute d'avoir encore des lecteurs!) et deuxièment car j'ai vraiment l'impression que tu as compris justement ce double sens au texte ;)))

J'aime beaucoup manger "varié" alors oui, ça serait un bon compromis entre le 5 étoiles et le pâté chinois!!! Pour le "fast-food", j'ai eu dose, toute une à part de ça, fait que c'est dorénavant banni de mon alimentation, oh oui!

Gros câlins à toi, bon week-end xxx

Lyne-la-lune a dit…

Tu as encore des lecteurs, même si elles (ils et je) reste silencieux (se) !!

Magnifique ton texte. Pourquoi ne pas te nourrir de toi même, de ta force et de ton propre courage ? C'est souvent en mangeant seul qu'on découvre vraiment ce qu'il y a dans notre belle assiette.

Âme Tourmentée a dit…

Je te lis aussi, ma belle amie.

Et ton texte est sublime, et il m'a inspiré une réflexion aussi, peut-être pas du même ordre, mais... assez semblable en un sens.

Je te souhaite de trouver cette nourriture, la meilleure qui soit, afin que tu sois comblée, et plus jamais, affamée...

Pour ma part, j'en ai peut-être trop mis dans mon assiette en même temps......

Gros câlins, ma belle
-xxx-

Brijit a dit…

@Lyne, Merci d'être toujours là ;)

Je commence à peine à me goûter, je découvre de nouvelles essences, c'est assez particulier, mais c'est un beau défi que j'apprivoise à chaque jour ;)

@Âme Tourmentée, Merci d'être là aussi ;)

Je sais que la vie m'apportera autre chose que du pain sec pis d'l'eau un moment donné, je me donne le temps de m'habituer à ce nouveau mode alimentaire...

On se sent mal quand on a trop bouffé hein? Ça donne juste envie d'aller dormir après ou de se mettre le doigt dans le fonds de la gorge...;)

Gros câlins belles amies, je vous aime fort xxx

Lyne-la-lune a dit…

J'ai parfois envie de manger un fruit sacré. Quelqu'un m'en offre un présentement, mais je refuse d'y goûter. Il est beau, mûre juste à point. Sa couleur, sa forme, tout est parfait ! Mais je me dois de me contenter de glace et là, je ne parle aucunement de glace à la vanille, mais bien de celle qui donne frette, ben frette...
;-)))

Affff, parfois, le menu semble tellement meilleur dans un autre resto que celui qu'on est habituée de fréquenter hein ?!

Brijit a dit…

@Lyne, Je te suggère de sortir le chalumeau, ça fond de la glace!!!

Car une fois que tu auras goûter au menu de l'autre restaurant, c'est pas toujours aussi bon que de manger à la maison...

Gros câlins ma belle, lâches-moi un fil si ça te tente, à n'importe quelle heure ;))) xxx

Morgane a dit…

Le menu du resto est bon parce que c'est exceptionnel.
Quand l'exception devient la norme, c'est ordinaire comme plat.

La variété, il n'y a que ça ;)

Non sans blague, Lyne a raison, c'est d'abord en toi qu'il y a des forces - et il faut du temps pour le découvrir.

Puis viendra le resto qui sait varier les menus...

je cherche encore, ceci dit.

Je sais, suis pas crédible pour défendre la vie de couple.